Une bonne semaine après le début de la « restriction des déplacements », le quotidien s’étire et change de forme. Nous vivons dedans depuis huit jours, avec plus ou moins de facilité. Nous pouvons expérimenter des petits dénis, comme lorsqu’un moment est agréable, le présent et le réel effacent le reste de la situation, qui revient à la conscience comme un jokari dès que l’on reprend pied avec les infos, les messages… Et nous donnent ainsi un va et vient surréaliste entre un microcosme protégé et une actualité chaotique.
Comment encaissons-nous de rester dedans ? Dedans, nous pouvons développer beaucoup d’activités, qui certes n’étaient pas au programme de cette semaine, mais on doit bien s’adapter, ma pauv’Lucette. Alors faites-vous partie de l’équipe nettoyage de printemps, élagage du jardin, vidage de placard, de garage ? Est-ce que rester dedans signifie la même chose que ne pas sortir ? Et le prenez-vous comme une contrainte imposée par l’extérieur qu’il est difficile de s’approprier ? Habituellement, considérons-nous l’extérieur comme un catalogue d’opportunités ou bien comme une menace, ou comme autre chose quelque part entre les deux ?
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